Pour la toute première fois, je pouvais me retrouver sous le même toit qu'Alexander Ovechkin, Sidney Crosby, Evgeni Malkin, Vincent Lecavalier et Joe Thornton. Peut-être pas des gagnants du prix Nobel de la paix, ni des docteurs sauvant le monde, mais quand même les meilleurs joueurs de hockey de la planète. Ça me suffit.
Le match des étoiles, pour un journaliste sportif, constitue le même attrait qu'une confiserie pour un enfant... ou une femme enceinte !
Les joueurs sont là, heureux, à oublier leurs mirobolants salaires et la pression des fans. À avoir du fun entre eux.
À faire fi de leurs rivalités. À attendre les questions.
C'est d'ailleurs la journée des médias qui m'a le plus passionné. Les joueurs sont prêts, et tu peux te lâcher lousse. C'est quoi ton repas préféré Andrei ? Dan ? - sur un ton ironique - , comment trouves-tu la région de Tampa Bay ? Sheldon, comment deales-tu avec ton statut de sexe-symbole ?
Bon, les questions ne sont pas toutes intelligentes. Mais le but est de changer la routine et de connaître les joueurs sous un autre jour.
On peut également remarquer les personnalités de chacune des étoiles. Markov le timide - on le savait déjà. Robidas l'humble. Ovechkin le show-off. Bouwmeester le bibliothécaire. Kovalev le pas-très-fashion. Zdeno le géant - ça aussi on le savait déjà. Mais c'est quand même impressionnant, un hockeyeur de 6 pieds 9 pouces !
Un peu de respect...
Un seul point négatif à relever, le fait de devoir pratiquement se battre pour poser nos questions en français, et ce, même avec les joueurs francophones. Mes collègues Mathias Brunet et Martin Leclerc partageaient d'ailleurs mon avis.
Évidemment, la LNH prime l'anglais. Oui, les journalistes anglophones étaient plus nombreux que ceux francophones. Mais quand même. Le respect, vous connaissez - Et le principe du « chacun son tour »? - Ok, j'ai fini ma montée de lait.
Pour ce qui est de la fin de semaine en tant que tel - beaucoup moins passionnante que la journée des médias, hélas - , je retiendrai trois choses.
La folie - ou la passion, c'est selon - des amateurs montréalais lors du tapis rouge.
La garnotte de 105,4 milles à l'heure de Zdeno Chara.
Et la fin de match endiablée du dimanche.
Mais bon, comme je vous le disais plus tôt, un journaliste se doit d'être neutre et objectif.
La formule du match des étoiles doit être changée.