Les joueurs sont-ils en bonne condition physique ? Les glaces des différents amphithéâtres de la ligue seraient-elles à la source de certaines de ces blessures ? Que dire du calendrier de matchs chargé ? Chose certaine, la recherche de solutions pour diminuer le nombre de blessures doit faire partie des préoccupations des dirigeants de la LNH !
Si je suis dans les souliers des dirigeants du Canadien, je me demande si je peux faire quelque chose pour me protéger contre le nombre grandissant de blessures.
Mon premier réflexe est donc de regarder la liste de mes joueurs blessés et de me demander si certaines blessures auraient pu être évitées.
La coupure de Markov est la première qui me vient en tête. Avec une meilleure protection au niveau de la cheville, le défenseur numéro un du Tricolore ne se serait jamais fait couper un tendon.
Dans le dossier des blessures au pied, encore là, le port d'un simple protecteur aurait fait la différence. C'est donc trois autres joueurs sur les sept absents qui seraient probablement encore dans la formation si ceux-ci avaient porté une protection adéquate. La liste des blessés du Canadien serait donc réduite de moitié !
LES CAUSES DES BLESSURES
Il fut un temps où l'état de la glace de certains amphithéâtres était exécrable. La LNH s'est donc dotée d'un système de contrôle afin de réglementer la qualité de la glace à travers la ligue. Depuis l'embauche de Dan Craig à titre de responsable des patinoires, des tests de qualité ainsi que des évaluations de la part des arbitres et des équipes sont compilés afin de maintenir le même standard partout à travers la LNH. Ce n'est donc que dans une très faible mesure que l'on peut faire un lien entre certaines blessures et la qualité de la glace. 
En cette année olympique, les congés sont moins nombreux et la fréquence des matchs, plus élevée. Celle-ci est de trois matchs par semaine pour compenser les deux semaines de la pause olympique. Les congés ne sont pas très nombreux.
La parité dans la ligue est aussi évidente. Plus de la moitié des matchs sont remportés par la faible marge d'un seul but. La compétition est relevée, les matchs sont difficiles et les athlètes évoluent sous pression à tous les soirs. La récupération doit être très rapide et, dans certains cas, la fatigue s'installe. Il n'est donc pas rare de voir des joueurs manquer de vigilance. La réaction d'un joueur fatigué est plus lente, il est donc, par définition, plus susceptible de se blesser durant un match.
L'effet multiplicateur de la parité avec la fréquence des matchs devra faire l'objet d'une réflexion au sein des décideurs du
circuit Bettman.
CHANGER LA CULTURE !
La responsabilité du joueur qui frappe est aussi grande que celle de se protéger de celui qui est en possession de la rondelle. C'est seulement par une meilleure sensibilisation des joueurs face aux dangers des coups à la tête qu'ils changeront leur comportement.
Certaines formations de la LNH travaillent étroitement avec leur club-école afin d'éduquer leurs joueurs d'avenir face à la protection. Ils incitent donc leurs jeunes à changer leur comportement et à faire preuve de plus de fairplay en évitant les coups à la tête.
Les futurs joueurs de la LNH doivent également porter des protecteurs dans les zones à risque de blessures élevé. Par exemple, des protecteurs aux pieds, une visière et, dans certains cas, des protections en kevlar aux poignets, aux chevilles ou encore aux genoux pour les gardiens de but. Le cou doit également être protégé. Plusieurs formations de la LNH incitent d'ailleurs leurs joueurs de la Ligue américaine à porter de telles protections, afin qu'ils évitent les blessures.
PARTENARIAT OU PAS ?
Lors de la signature de la nouvelle convention collective, les joueurs sont devenus partenaires avec les propriétaires. Ce partenariat leur a donné droit à 57 % des revenus générés par la ligue.
Une retenue sur les salaires des joueurs a été prévue afin de prévenir les fluctuations reliées aux opérations. Avec le nombre de blessures qui ne cesse d'augmenter, les joueurs ont vu cette retenue augmenter de plus de 10 %.
À preuve qu'une blessure peut également faire souffrir le joueur dans son portefeuille... Là où ça fait aussi mal !