De l'avis de plusieurs, le domicile des Ducks constitue probablement le plus bel amphithéâtre de la Ligue nationale. À tout le moins, il l'était assurément lors de son ouverture officielle, en 1993. Propriété de Disney à l'origine, la nouvelle concession avait effectué une entrée fracassante dans la LNH et le building se voulait à l'image de tout le reste.
Connu au départ sous le nom d'Arrowhead Pond, l'édifice fait bonne impression dès le premier coup d'?il. Ceinturée d'immenses palmiers, l'imposante structure charme le regard. Contrairement au Centre Bell ou au TD Banknorth Garden de Boston, qui ne sont que de gros blocs de béton, le Honda Center se veut très accueillant en raison de ses deux gigantesques halls d'entrée entièrement vitrés.
Tout près de l'action
Mais c'est une fois à l'intérieur que le visiteur sera sans doute le plus ébahi, car environ 200 000 pieds carrés de planchers brillants sont recouverts de marbres. Et puisque l'on y trouve que seulement 17 174 sièges, il s'agit sûrement d'un des amphithéâtres où les spectateurs se sentent le plus près de l'action, et ce, peu importe
la position.
Les détenteurs de loges sont particulièrement choyés à Anaheim, car on retrouve 40 suites luxueuses à seulement 18 rangées de la patinoire.
« Je n'ai malheureusement pas encore eu l'occasion de faire le tour de la LNH mais, dans mon esprit, c'est certain qu'il n'y a pas de plus belle place », aime raconter le défenseur François Beauchemin, qui visitera les villes de la division Atlantique pour la première fois de sa carrière cet hiver.
Construit à huit kilomètres de Disneyland, tout juste à côté du stade des Angels de Los Angeles de la Ligue américaine de baseball, le Honda Center a servi en partie au tournage du film Mighty Ducks 2.
Il est toutefois utile de préciser que le building a été entièrement financé par le public et qu'il appartient à la ville d'Anaheim.
À guichets fermés
Situé à seulement une heure de Los Angeles et accessible par cinq autoroutes, l'endroit a accueilli la plupart des grandes vedettes du monde musical. Mais depuis juin dernier, le hockey y est finalement roi et maître et la Coupe Stanley remportée par les Ducks ? la toute première à être gagnée par un club de la côte du Pacifique ? a déjà un impact positif sur ce sport en Californie. 
« En 1993, nous avions perdu en finale contre le Canadien, mais c'était quand même un grand pas pour le hockey dans cette région », rappelle Luc Robitaille, qui portait alors les couleurs des Kings de Los Angeles.
« Deux ans plus tard, je me souviens que le prix de nos billets avait doublé, ajoute-t-il en riant. Avec la Coupe que les Ducks viennent de gagner, nos fans nous mettent de la pression et l'enthousiasme se reflète même chez-nous à L.A., où on note une augmentation pour les abonnements de saison. Et c'est normal, car grâce aux Ducks, on a parlé de hockey jusqu'en juin en Californie. »
Si la vague se fait ressentir jusqu'à Los Angeles, imaginez à Anaheim même. Selon Alex Gilchrist, un des porte-parole de l'organisation, on s'attend à ce que les Ducks jouent à guichets fermés pour la totalité de leurs parties cette saison.
Du jamais vu.
À un mois du début du calendrier, plus de 15 000 abonnements de saison avaient déjà trouvé preneur, ce qui laisse bien peu de sièges libres pour les autres amateurs.
« L'an passé, l'engouement a commencé bien avant les séries, soutient Beauchemin. Après la période des fêtes, tous nos matchs ont été disputés devant des salles combles.
« Nos partisans ne sont peut-être pas les plus grands connaisseurs, mais ils sont bruyants et ils savent comment nous encourager, conclut celui qui avoue cependant pouvoir circuler dans l'anonymat le plus total après les heures d'ouvrage !